addiction au sport

Faire du sport est généralement associé à la santé, au bien-être et au plaisir.

Pourtant, dans certaines situations, la pratique sportive peut progressivement prendre une place excessive dans la vie quotidienne.

Faire du sport n’est alors plus seulement une envie. Il devient quelque chose qu’il faut faire.

Une séance annulée peut provoquer de la culpabilité.
Un jour de repos peut devenir source d’angoisse.
L’alimentation peut être de plus en plus contrôlée.
Le corps peut devenir une préoccupation permanente.

Dans certains cas, cette relation difficile au sport peut être associée à un trouble des conduites alimentaires comme l’anorexie.

Mais que se passe-t-il réellement derrière cette recherche permanente de contrôle ?

Quand le sport n'est plus un plaisir

Pratiquer beaucoup de sport ne signifie pas forcément être dépendant au sport.

Certaines personnes s’entraînent régulièrement, parfois de manière intensive, tout en conservant une relation équilibrée avec leur activité physique.

La difficulté apparaît lorsque le sport devient impossible à contrôler ou prend progressivement le dessus sur le reste de la vie.

Certains signes peuvent alerter :

  • avoir du mal à prendre un jour de repos ;
  • ressentir de la culpabilité lorsqu’une séance est manquée ;
  • continuer à faire du sport malgré la fatigue ou les douleurs ;
  • organiser une grande partie de sa journée autour des entraînements ;
  • augmenter constamment la durée ou l’intensité des séances ;
  • avoir peur de prendre du poids lorsqu’on ne fait pas de sport ;
  • utiliser l’exercice pour « compenser » ce que l’on a mangé ;
  • penser constamment au poids, au corps, à l’alimentation ou au prochain entraînement.

À ce moment-là, le sport peut ne plus être vécu comme un plaisir.

Il peut devenir une obligation intérieure.

Addiction au sport : qu'est-ce qui se cache derrière ?

Lorsque l’on parle d’« addiction au sport », il est important de regarder au-delà du nombre d’heures d’entraînement.

Pourquoi cette personne ressent-elle le besoin de faire toujours plus ?

Que ressent-elle lorsqu’elle ne peut pas pratiquer ?

Le sport peut parfois devenir une manière de gérer certaines émotions ou difficultés :

stress, anxiété, manque de confiance en soi, peur de grossir, mauvaise image corporelle, besoin de contrôle ou sentiment de mal-être.

Il peut apporter momentanément un sentiment de soulagement.

Pendant quelques heures, la personne peut avoir l’impression d’avoir repris le contrôle.

Mais lorsque l’angoisse revient, le besoin de recommencer peut apparaître.

C’est ainsi qu’un comportement initialement choisi peut progressivement devenir difficile à maîtriser.

addiction au sport et anorexie

Quel lien entre addiction au sport et anorexie ?

L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires (TCA). Ce n’est donc pas une addiction.

Cependant, une pratique physique excessive ou compulsive peut être présente dans certains troubles alimentaires, notamment lorsqu’elle est utilisée pour contrôler le poids ou le corps.

La personne peut alors entrer dans un cercle difficile à interrompre :

Je mange → je culpabilise → je fais du sport → je me rassure → puis la peur revient.

Le sport devient alors intimement lié à l’alimentation et à l’image corporelle.

Chaque repas peut être source d’inquiétude.

Chaque journée sans entraînement peut provoquer de la culpabilité.

Et le corps peut progressivement devenir le centre de toutes les préoccupations.

👉 Pour mieux comprendre l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie et les autres troubles des comportements alimentaires.

Quand le besoin de contrôle devient envahissant

Derrière une pratique sportive excessive, il peut parfois y avoir quelque chose de plus profond que la volonté d’être en bonne santé.

Le besoin de contrôler.

Contrôler son poids.
Contrôler son alimentation.
Contrôler son apparence.
Contrôler son corps.
Et parfois même tenter de contrôler ses émotions.

Lorsque tout semble difficile à maîtriser dans la vie, le corps peut devenir un domaine sur lequel la personne pense pouvoir agir.

Elle fixe des règles.

Elle se donne des objectifs.

Elle cherche à être toujours plus mince, plus performante ou plus « parfaite ».

Mais progressivement, ces règles peuvent devenir une véritable prison.

Ce n’est plus la personne qui décide de faire du sport : elle a l’impression de ne plus pouvoir s’en passer.

Le cercle vicieux du sport compulsif

Le mécanisme peut être difficile à comprendre pour l’entourage.

Pourquoi continuer alors que le corps est épuisé ?

Pourquoi ne pas simplement prendre quelques jours de repos ?

Parce que le comportement peut procurer un soulagement immédiat.

Faire du sport peut permettre de diminuer temporairement une culpabilité ou une anxiété.

Mais ce soulagement ne dure pas.

La peur revient.

Les pensées reviennent.

Alors une nouvelle séance devient nécessaire.

Plus le comportement se répète, plus il peut devenir automatique.

Et plus la personne tente de contrôler son corps, plus elle peut avoir le sentiment de perdre le contrôle de sa vie.

Pourquoi est-il si difficile d'arrêter ?

Parce qu’il ne suffit pas toujours de supprimer le comportement.

Si le sport permet de calmer une émotion, de diminuer une angoisse ou de se sentir suffisamment « bien », l’arrêter peut laisser apparaître ce que la personne cherchait justement à éviter.

C’est pourquoi dire simplement : « Tu fais trop de sport. » ou  « Mange davantage et arrête de te prendre la tête »

ne permet pas forcément de résoudre le problème.

Il faut aussi comprendre ce qui se passe derrière le comportement.

Qu’est-ce que la personne ressent ?

De quoi a-t-elle peur ?

Pourquoi le repos est-il si difficile ?

Pourquoi son corps occupe-t-il autant de place dans ses pensées ?

Et surtout : Qu’est-ce que le sport lui apporte émotionnellement ?

Pourquoi est-il si difficile d'arrêter ?

Parce qu’il ne suffit pas toujours de supprimer le comportement.

Si le sport permet de calmer une émotion, de diminuer une angoisse ou de se sentir suffisamment « bien », l’arrêter peut laisser apparaître ce que la personne cherchait justement à éviter.

C’est pourquoi dire simplement : « Tu fais trop de sport. » ou  « Mange davantage et arrête de te prendre la tête »

ne permet pas forcément de résoudre le problème.

Il faut aussi comprendre ce qui se passe derrière le comportement.

Qu’est-ce que la personne ressent ?

De quoi a-t-elle peur ?

Pourquoi le repos est-il si difficile ?

Pourquoi son corps occupe-t-il autant de place dans ses pensées ?

Et surtout : Qu’est-ce que le sport lui apporte émotionnellement ?

Et plus la personne tente de contrôler son corps, plus elle peut avoir le sentiment de perdre le contrôle de sa vie.

Retrouver une relation plus apaisée avec son corps

Sortir de cette spirale ne signifie pas forcément devoir renoncer définitivement au sport.

Il s’agit plutôt de retrouver progressivement une relation plus libre avec son corps, son alimentation et l’activité physique.

Cela peut notamment passer par un travail sur :

  • Les émotions

    Identifier ce que l'on ressent et apprendre à trouver d'autres moyens de faire face au stress, à l'angoisse ou à la tristesse.

  • L'image de soi

    Comprendre pourquoi l'apparence et le poids ont pris une place aussi importante dans la valeur que l'on se donne.

  • Le besoin de contrôle

    Accepter progressivement que tout ne peut pas être parfaitement maîtrisé.

  • Le rapport au sport

    Réapprendre à bouger pour le plaisir et le bien-être, et non uniquement pour compenser, contrôler ou punir son corps.

  • Le rapport à l'alimentation

    Sortir progressivement d'une relation faite de règles, de culpabilité et d'interdits. Dans le cas d'un trouble alimentaire, un accompagnement médical, psychologique et nutritionnel peut également être nécessaire.

Et si le problème n'était pas votre corps ?

Lorsque l’on souffre de son image corporelle, la première réaction peut être de vouloir changer son corps.

Perdre du poids.

Faire davantage de sport.

Manger moins.

Se regarder encore et encore dans le miroir.

Mais parfois, ce n’est pas le corps qui a besoin d’être changé.

C’est le regard que l’on porte sur soi.

Comprendre ses émotions.

Identifier ses peurs.

Retrouver de la confiance.

Apprendre à s’écouter.

Et accepter progressivement de ne plus avoir besoin de tout contrôler.

C’est un travail qui peut demander du temps, mais qui permet de retrouver progressivement davantage de liberté.

Vous vous reconnaissez dans cette situation ?

Vous n’avez pas besoin d’attendre que la situation s’aggrave pour en parler.

Comprendre ce qui se passe est déjà une première étape.

Chez SOS Addict, nous accompagnons les personnes confrontées aux addictions et aux comportements devenus difficiles à contrôler.

Notre approche consiste notamment à chercher à comprendre ce qui se trouve derrière le comportement.

Car derrière une pratique sportive excessive, il peut y avoir une souffrance, une peur, un besoin de contrôle ou une difficulté à gérer certaines émotions.

L’objectif n’est pas simplement de supprimer un comportement.

Il s’agit de comprendre son fonctionnement et de rechercher progressivement d’autres façons de s’apaiser et de retrouver un équilibre.

À Salon-de-Provence, SOS Addict propose un espace où il est possible de parler de ses difficultés sans jugement, en présentiel ou en téléconsultation.

Vous pouvez venir parler de votre propre situation, mais également demander de l’aide si vous êtes inquiet pour un proche.

Cet article vous a parlé ? Partagez-le autour de vous pour aider d’autres personnes à découvrir SOS Addict, l’association qui accompagne avec bienveillance toutes les formes d’addictions.

« Psychopraticienne spécialisée en addictions, j’accompagne chacun avec une approche intégrative nourrie de mon propre parcours. Avec la pleine conscience, l’hypnose, la sophrologie et les TCC, je vous aide à revenir à vous et à retrouver votre équilibre. Ici, vous êtes compris, accueilli et soutenu sur un chemin vers plus d’apaisement.. »

Nadine Montemont